Fond multicolore sur lequel est inscrit le mot « célébration »

120e anniversaire
Fondation des congrégations de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie


Logo du 120ième anniversaire de Fondation des congrégations de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie

Quand l'idée germe
120e ANNIVERSAIRE

Dans ce premier article commémorant le 120e anniversaire de fondation des congrégations de la Fraternité Sacerdotale et des Oblates de Béthanie (1901–1902), nous examinerons l’enracinement de l’Œuvre sacerdotale du père Eugène Prévost dans sa vie et son expérience.

Son amour pour Jésus Eucharistie. Déjà enfant, Eugène Prévost manifestait un ardent amour et une grande vénération pour le Saint Sacrement. Dans ses souvenirs, il raconte qu’étant servant de messe, il a ramassé une hostie tombée sur le sol de l’église de Saint-Jérôme; il se rappelle aussi combien il aimait, après sa conversion, passer du temps à la tribune de la chapelle, en face du tabernacle. Sa décision d’entrer chez les Religieux du Saint Sacrement, pas encore établis au Canada, le démontre également : même si son amour de la Vierge Marie lui fait d’abord explorer des congrégations à spiritualité mariale, c’est sa découverte d’une communauté entièrement dédiée à Jésus Eucharistie qui décide de sa vocation (Notes sur notre Vénéré Père Fondateur, février 1942). Jésus Eucharistie est demeuré au cœur de la vie du père Prévost pendant toute son existence.

Sa vénération envers le père Eymard. Religieux fervent, Eugène Prévost voulait s’imprégner de l’esprit de sa congrégation. En plus du texte des constitutions, recopié et médité, il a lu et relu les œuvres du fondateur, Pierre-Julien Eymard (canonisé en 1962). Les archives de la Fraternité Sacerdotale conservent plusieurs carnets de notes tirées de la correspondance et de divers écrits du père Eymard. Un autre document est très révélateur : le père Prévost a extrait de la Positio du père Eymard, publiée en 1899, les passages où il est question des prêtres : « Dans une conversation avec le père Tesnière, [le père Eymard] disait le 26 février 1868, quelques mois avant sa mort : “Tenez, écoutez : je veux prendre les prêtres : c’est notre apostolat principal”. [… Le père Eymard], dans sa charité inépuisable pour le prêtre, voulait aussi s’occuper de secourir ceux qui avaient failli à leurs devoirs. […] Combien en a-t-il remis sur la bonne route, en leur montrant l’Eucharistie, en relevant leur confiance en Dieu, en leur ouvrant son cœur sacerdotal! » (Positio, p. 182-184.) On reconnaît bien dans ces passages les orientations futures du père Prévost.

Son expérience à l’Association des prêtres adorateurs. Presque toute sa vie comme religieux du Saint Sacrement s’est passée à diriger cette Association, fondée en 1879 par Marie Hébert de La Rousselière et confiée par elle à la Congrégation du Saint-Sacrement. Ses supérieurs ne lui laissent même pas le temps de terminer ses études de théologie : de 1887 à 1899, sauf deux années passées à Marseille, il réside à la maison-mère de Paris, avenue de Friedland, et se dévoue, parfois jusqu’à l’épuisement, à faire prospérer cette Association. Au fil de ses rencontres et de la correspondance échangée avec des prêtres du monde entier, il est à même de saisir leurs besoins et leurs difficultés. Il constate que plusieurs d’entre eux, laissés à eux-mêmes, sont profondément malheureux, et que certains finissent même par abandonner le ministère presbytéral. Qui se fera le pasteur des pasteurs?

Son amour de Jésus Eucharistie, son approfondissement de la pensée du père Eymard, son apostolat auprès des prêtres, amènent Eugène Prévost à prendre des décisions qui changeront le cours de sa vie et donneront deux nouvelles familles religieuses à l’Église.



Bande de couleur en pied de page Bande de couleur en pied de page Bande de couleur en pied de page Bande de couleur en pied de page Bande de couleur en pied de page flèche Ascenceur